Paru au Journal Officiel en janvier 2015, ce décret prévoit d’ouvrir exclusivement aux IBODE l’accès à de nouvelles pratiques, telles que «apporter une aide à l’exposition, à l’hémostase et à l’aspiration». Sa mise en application, prévue au 1er janvier 2018, était jugée prématurée, essentiellement par manque «de mesures transitoires [qui] alertaient sur la faisabilité», d’après les associations d’IBODE.

C’est le Conseil d’État qui a tranché : «Les dispositions […] du code la santé publique sont applicables à compter du 1er janvier 2019», peut-on lire sur le site Legifrance. Une période transitoire allongée, donc, pour une mesure revendiquée de longue date par les acteurs de la profession.

L’ ARS Île-de-France vient de publier cet appel à projet:

Soutien à l’innovation de l’enseignement et de la recherche par des professionnels de santé

« Le projet concerne la création de fonctions d’enseignants-chercheurs bi-appartenant pour les professions d’infirmier ou de rééducateur (masseur kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste orthoptiste, etc.).
Ces fonctions, mises en place à titre expérimental, ne rentrent pas dans le cadre des postes statuaires des universités »

Clôture des candidatures le 20 avril 2018

En savoir plus

Soulignons l’existence d’un DU « Gestion des risques dans la prise en charge des patients en établissement de santé » mis en place par l’Université d’Angers. Durée de la Formation: 1an.

« Ce DU, contrairement aux formations qualité et gestion des risques généralistes permet à des praticiens (médecins, pharmaciens, odontologistes, sages-femmes, professionnels de santé non-médicaux) d’intégrer des démarches méthodologiques adaptées à la spécificité de leur exercice.

Cette formation se veut axée sur l’acquisition de « savoir faire » et donc donne une place prépondérante à l’action concrète dans la spécialité. La personne formée sera accompagnée dans la mise en œuvre de la gestion des risques dans son activité. »

En savoir plus

 2018 est un nouveau départ pour l’ANdEP. Deux enjeux, deux revendications majeures constituent désormais le cœur du combat de l’association : l’universitarisation et la pluriprofessionnalité.

Une filière complète, apte à dispenser des masters et des doctorats, à former des chercheurs et des enseignants : c’est ainsi que se traduit, de manière pratique, la volonté d’universitarisation portée par l’ANdEP.

Les buts : la possibilité, pour les infirmiers ayant fait une spécialité (IBODEs et puériculteurs) de disposer d’un grade de master, au même titre que les infirmiers anesthésistes. Mais aussi la création de doctorats – et donc de docteurs en sciences paramédicales . Un statut qui existe déjà au Canada, et qui doit permettre le développement de la recherche dans le secteur paramédical.

En pratique, cela pourrait mener à la création de nouveaux métiers tels que les cliniciens chercheurs ou les enseignants chercheurs. Une étape indispensable pour l’épanouissement des formations aux métiers de santé, d’après Florence Girard, qui rappelle que : «sans recherche on ne peut développer l’universitarisation, et vice-versa». 

Pour arriver à cette fin, l’établissement d’un nouveau conventionnement avec les UFRs et les universités est indispensable. Les statuts actuels ne donnent accès qu’à des grades de licence aux formations initiales et ne leur permettent de délivrer que des diplômes d’état.

Si le rattachement des formations paramédicales aux universités fait un peu plus consensus dans le secteur, une autre revendication commune s’inscrit dans les nouveaux enjeux de l’ANdEP : la pluriprofessionnalité.

L’idée : repenser les formations de santé pour former des professionnels aptes à travailler ensemble et sortir des enseignements en tuyau d’orgue. «On souhaite que les étudiants en formations paramédicales aient des moments de partage communs pendant leurs études et, pour ceux qui ont vocation à faire de la recherche, qu’ils fassent de la recherche en commun, au niveau doctorat», précise encore Florence Girard.

L’association insiste sur l’accès à la recherche parce qu’elle est indispensable pour asseoir la légitimité des formations aux métiers de la santé dans les universités. On ne peut plus concevoir la recherche sur certains sujets sans être pluriprofessionnel.

L’axe de l’année sera d’accompagner ces changements, en tant que directeurs, pour qu’ils se fassent dans le respect des identités de chacun, tout en atteignant les objectifs fixés.

Associations, fondations, groupements… Les fédérations d’établissements liés à la santé ne manquent pas en France. Dans ce labyrinthe d’acronymes et d’institutions, l’ANdEP occupe une place bien particulière, qui lui confère sa spécificité.

Tout d’abord, c’est une association de personnes, et non d’établissements, comme d’autres associations.

Ensuite, l’ANdEP accueille sans distinction les Directeurs des instituts, ou exerçant dans un département universitaire publics, privés non lucratifs aussi bien que privés lucratifs, ainsi que les différentes filières du paramédical : kinésithérapeutes, ergothérapeutes, infirmiers, aides-soignants, etc.

Enfin, l’association se concentre en priorité sur la fonction et sur les missions plutôt que sur les statuts, même si ceux-ci restent un objectif.

Ses engagements prioritaires: le travail, le quotidien, les enjeux de terrain, les évolutions, avec une volonté d’ouverture.

Ils sont 17 membres, en place depuis le 27 novembre 2017.

Au sein du CA, six membres constituent le bureau. Leurs rôles : préparer les réunions et générer les propositions qui doivent être soumises au vote du CA.

Ces six membres sont :

  • Florence Girard, présidente,
  • Jean-Marie Louchet, vice-président
  • Jean-Luc Hercé, secrétaire
  • Catherine Muller, secrétaire adjointe
  • Elisabeth Wisniewski, trésorière
  • Evelyne Terrat, trésorière adjointe

Voir l’organigramme de l’ANdEP

 

Manipulateurs radiologie

La réingénierie des formations paramédicales est au cœur des combats de l’ANdEP.

L’association a participé activement à l’écriture des référentiels de formation des infirmiers et des manipulateurs en électroradiologie, des kinésithérapeutes et des pédicures-podologues.

Désormais le regard de l’ANdEP est tourné vers les IBODEs (infirmiers de bloc-opératoire), les infirmières puéricultrices et les aides-soignants. Pour ces professionnels, l’association s’active, au sein de groupes de travail, pour la refondation et l’universitarisation des formations, mais également pour le suivi de l’application des arrêtés.

La prochaine cible de l’ANdEP : les orthophonistes qui sont déjà à l’université mais que l’association connait peu.

L’ANdEP est partenaire de ce colloque qui aura lieu les 4, 5 et 6 avril 2018 à l’Université de Caen-Normandie

Renseignement et inscriptions: http://sofrasims2018.fr/