On parle de 53% d’infirmiers en plus entre 2014 et 2040.

Cette forte augmentation du nombre de professionnels a été confirmée par la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (DREES) dans un article daté de mai 2018. L’institut incite toutefois à la prudence en rappelant que ces chiffres correspondront à la réalité «dans l’hypothèse de comportements constants et d’un maintien des politiques en vigueur». Dans ce cas, précise la DREES, la profession devrait «atteindre 881 000 infirmiers actifs en 2040».
Cette forte hausse doit répondre à la demande de soin, en augmentation constante en France, notamment à cause du vieillissement de la population.

Le diplôme universitaire (DU) de digital learning à distance arrive à Paris !

La formation, intitulée «DU digital learning designer» doit s’ouvrir en janvier 2019. Il s’agit d’une formation-action, au cours de laquelle des professionnels en exercice– sont mis en situation et doivent réaliser un projet de façon autonome.

Formation hybride, en présentiel et distanciel, elle est encadrée par un tuteur. Le déroulé, de janvier à juillet est compatible avec les agendas professionnels des formateurs.

Plus d’infos sur le site dédié 

 

Mieux vaut tard que jamais : deux mois après le début des concertations, le décret d’application n°2018-472 et l’arrêté concernant le service sanitaire sont parus. Ces textes doivent préciser les maquettes de formation, les modalités d’encadrement et les établissements d’accueil du service. Comme souligné dans le décret, l’entrée en vigueur du service sanitaire se fait «au lendemain de [la] publication».
Cette double parution fait donc office de promulgation de cette mesure, qui doit concerner 47 000 étudiants à la rentrée 2018.

«Quel est le plus grand progrès accompli par notre pays au cours des 70 dernières années ? […] c’est l’allongement de la durée de vie». C’est par ces mots que le président de la République Emmanuel Macron engage le débat autour du plan dépendance – une de ses promesses de campagne.

Le 13 juin 2018, le locataire de l’Élysée prononçait un discours devant le 42e congrès de la Mutualité française, réuni à Montpellier. Il a profité de cette tribune pour annoncer la mise en place de la mesure, qui doit répondre aux principaux enjeux liés au vieillissement de la population. Que comprend donc ce plan dépendance ?

«À cause du reste à charge, beaucoup de nos concitoyens n’ont pas les moyens de sourire, de manger, d’entendre, d’apprendre à lire», a précisé Emmanuel Macron, faisant ainsi écho à une de ses promesses de campagnes les plus consensuelles : la fin du reste à payer. En clair, le président veut un remboursement à 100% des lunettes, des prothèses auditives et des prothèses dentaires. Pour appuyer cette réforme fiscale, le nombre d’audioprothésistes sera augmenté et la profession d’assistant dentaire sera étendue.

Par ailleurs, il a annoncé la mise en place de trois nouvelles consultations pour les enfants de trois ans et les jeunes de 24 ans, «dont un examen optique». Une mesure de lutte contre le renoncement des soins face aux pathologies simples.

«Pour les plus vulnérables […] nous devons assumer d’avoir un accompagnement social. Nous devons reconnaître, mieux rémunérer les travailleurs sociaux». Les aides sont aussi un cheval de bataille de l’exécutif. En plus d’une meilleure rémunération des travailleurs sociaux, il est question de rehausser l’allocation solidarité aux personnes âgées (ex-minima sociaux). Après une première valorisation de 30€ au 1er avril, une seconde valorisation de «30 euros, au 1er janvier prochain» a été annoncée.

De la fiscalité, donc, mais pas que. Car, le locataire de l’Élysée insiste : «les solutions à apporter au problème ne sauraient être que budgétaires». Dans cette logique, Emmanuel Macron est revenu sur l’inefficacité présumée des aides sociales et a fait référence à un système expérimenté dans le département du Haut-Rhin (68) où les bénéficiaires du RSA sont incités à faire du bénévolat.

Ces mesures disparates, mêlant réformes fiscales et systémiques, constituent les premières annonces du plan dépendance du président de la République. Pour coller à ses promesses de campagnes, Emmanuel Macron devra procéder à de nouvelles annonces pour un des enjeux les plus cruciaux des décennies à venir : l’accompagnement du vieillissement, étroitement lié aux questions de la chirurgie ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile.


Crédit Photo: N. Mergui / Mutualité Française

Points pouvant  d’ores et déjà être mis en avant  dans le cadre du projet d’universitarisation des formations paramédicales et de maïeutique

Pilotés par les deux ministères : Ministère des Solidarités et de la Santé – Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation sous la responsabilité de Monsieur Stéphane le Bouler.

 

Ce sujet est présent dans les murs de tous les Ifsi, et nombreux sont les futurs candidats qui se renseignent pour la rentrée 2019, sans parler de ceux qui ont fait le choix de faire une préparation au concours. Que répondre ?

Le groupe de travail dans le cadre de la mission « Le Bouler » avance dans ses réflexions, mais ce seront les ministres qui trancheront et communiqueront leurs décisions.

Afin de construire les modalités pratiques de l’insertion de l’admission en IFSI dans ParcourSup pour la rentrée 2019, conformément à la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants1, quatre groupes dits « techniques » de composition restreinte se mettent en place :

  • Organisation de l’examen des vœux (procédures, regroupements territoriaux, mobilité, listes d’attente…)

  • Conditions d’admission des professionnels en reconversion et en promotion professionnelle

  • Caractéristiques de la formation infirmière- attendus

  • Caractéristiques du cursus de consolidation, aménagement du parcours d’études.

L’ANdEP qui participe activement à ce groupe de travail appuie sa réflexion sur les valeurs suivantes : équité d’accès pour tous les postulants, prise en compte de la spécificité du parcours de chacun, maillage territorial et recherche des aptitudes en lien avec la profession : raisonnement, relation, comportement.

L’absence de concours ne signifie en aucune manière que les IFSI seront écartés du processus d’examen des dossiers de candidatures : ils y participeront activement en concertation avec les partenaires de l’enseignement supérieur. De plus, les liens seront à renforcer avec l’Éducation Nationale pour délivrer des informations sur la formation, le métier et aider les équipes et les lycéens à l’orientation.

En conséquence, pour l’instant aucune réponse affirmée ne peut être donnée. La patience n’est-elle pas une qualité des professionnels de santé ?

1 LOI n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (1) 

C’est dans le cadre du Salon Infirmier et sur la thématique « Quels directeurs pour demain » que Florence Girard est intervenue.

La table ronde a repris et mis en exergue les conclusions des dernières Journées d’Études de l’ANdEP présentées fin 2017.

La reconnaissance par un diplôme universitaire, la formation des directeurs, la révision du socle commun des référentiels existants et la possibilité de rattachement des formations de niveaux 5 et des IFCS

Autant de réflexions communes et soutenues par les différents intervenants et le public présent.

La construction des projets se fait au galop

Différentes questions émergent entre les prérogatives théoriques et la faisabilité pratique, dans le cadre de la mise en place du Service sanitaire.

La construction des projets se fait au galop, car le service doit concerner 47 000 étudiants dès la rentrée 2018, selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Or, c’est aux instituts de formation de mettre en place ce projet, et la tâche n’est pas aisée. Il s’agit de sélectionner les lieux d’accueil en fonction des plannings, de trouver des partenaires selon les besoins, de parvenir à un équilibre entre les différents acteurs… Un challenge, pour un projet lancé en fin d’année scolaire et qui doit être opérationnel sur l’ensemble du territoire à la rentrée 2018.

L’ANdEP et le GEFERS (Groupe Francophone d’Études et de Formations en Éthique de la relation de Service et de Soin) se sont saisis ensemble de la question de l’éthique des cadres de santé.

L’enjeu principal : prendre en compte une éthique de l’organisation en tant que cadre de proximité face aux différentes injonctions émises par les établissements.

Pour l’ANdEP, c’est l’éthique organisationnelle qui permet de garantir une qualité de soin (pour les patients) ainsi qu’une qualité de vie au travail (pour les professionnels). Un postulat partagé par le GEFERS, qui rappelle que les injonctions peuvent constituer des obstacles à ces objectifs. En cause, notamment : la performance des établissements, la polymorphie du métier et la confusion entre la performance et la pertinence.