Vaccin antigrippal injecté par une infirmière libérale

Selon un décret et un arrêté publié ce mercredi 26 septembre au JO, le champ de compétences des infirmiers est étendu.

Depuis 2008, les infirmiers étaient habilités à pratiquer l’injection du vaccin antigrippal, sur les personnes âgées de 65 ans et plus et les adultes atteints de certaines pathologies (à l’exception des femmes enceintes), s’ils avaient déjà été vaccinés au moins une fois.

Désormais, ils peuvent vacciner (sans prescription médicale) toutes les personnes majeures pour lesquelles la vaccination antigrippale est recommandée, à l’exception des personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure.

L’Ordre national des infirmiers souhaite aller plus loin : « l’Ordre continue d’agir par ailleurs pour que l’extension du rôle infirmier soit une réalité aussi pour d’autres vaccinations ».

Si le « trou de la Sécu » n’est pas encore comblé (l’extinction de la dette sociale est prévue pour 2024), le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 est celui de la fin des déficits.

La Sécurité sociale est attendue en excédent de 700 millions d’euros pour la première fois depuis 2001.

Pour arriver à ce résultat, les pensions de base versées par l’Assurance vieillesse et les prestations familiales vont être revalorisées de 0,3%, alors que l’inflation est attendue à 1,6% cette année, ce qui équivaut à une économie de 1,8 milliard d’euros pour la Sécu.

S’y ajoutent 3,8 milliards de maîtrise d’économies dans l’Assurance maladie, réparti entre l’hôpital, la médecine de ville et l’industrie pharmaceutique.

Les patients refusant sans justification médicale des médicaments génériques seront notamment moins bien remboursés à partir de 2020, sur la base du prix du générique.

Consulter le PLFSS 2019

Dossier de CMU

La « stratégie nationale » de lutte contre la pauvreté, annoncée le 13 septembre par Emmanuel Macron, vise notamment à faciliter l’accès aux soins des plus vulnérables.

L’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS) sera intégrée à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) avec une participation financière inférieure à 1 euro par jour (30€ maximum par mois selon le niveau de revenu).

Cette fusion doit permettre de réduire le taux de non recours à l’ACS, supérieur à 50 %, tout en diminuant les dépenses de santé des personnes âgées ou handicapées.

Au total 200 000 personnes supplémentaires pourront bénéficier de la CMU-C et le panier d’offres sera amélioré pour 1,4 million de personnes.

Salon de la cigarette életronique

L’utilisation des cigarettes électroniques parfumées chez les jeunes américains inquiète l’agence américaine des médicaments, la Food and Drug Administration, qui envisage de les interdire.

Malgré l’interdiction de leur vente aux mineurs (18 ou 21 ans selon les Etats) en 2016, la FDA s’alarme d’une « tendance presque omniprésente» qui peut aboutir à une dépendance chez les ados.

De son côté, l’European Respiratory Society dénonce le caractère dangereux et addictogène du tabac chauffé qui se présente aussi sous la forme d’un appareil électronique. Combustion ou pas, les composés toxiques sont bien toujours présents.

Tous les étudiants doivent s’acquitter de la Contribution Vie Etudiante et Campus (CVEC) de 90 euros qui se substitue à la cotisation pour sécurité sociale étudiante. Seuls les boursiers et ceux qui sont en formation professionnelle n’y sont pas assujettis. Reste à connaître les avantages de la CVEC pour les instituts de formation hors université. Les différents acteurs (instituts, établissements, universités, CROUS et collectivités) devront s’organiser.

Rappelons que la CVEC doit contribuer à favoriser l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants et à conforter les actions de prévention et d’éducation à la santé.

Ci-dessous la campagne de communication explicative diffusée auprès des étudiants par la FNESI.

 

 

 

Deux jours après la rentrée, le 6ème comité de suivi de l’universitarisation des formations paramédicales et de maïeutique s’est remis au travail. Depuis le dernier comité de suivi du 10 juillet, certains dossiers comme l’admission en IFSI sont encore en discussion. Néanmoins, des avancées méritent d’être soulignées.

 

L’admission en IFSI en 2019.

Les réunions du groupe de travail restreint auquel l’ANdEP participe vont se succéder jusqu’à fin octobre afin de finaliser l’ouverture de la plateforme ParcourSup en décembre. Il faut, dès début novembre, établir de manière définitive les textes réglementaires concernant la DGOS et la DEGESIP, la rédaction des caractéristiques et des attendus de la formation destinés à figurer sur ParcourSup, la définition de l’organisation territoriale, la composition des dossiers et les modalités d’examen ainsi que le dispositif de consolidation des acquis. Une réunion présentant la plateforme ParcourSup et ses caractéristiques techniques sera organisée pour les personnes référentes au sein des IFSI afin qu’elles puissent guider les candidats.

L’admission des candidats en filière rééducation/réadaptation.

Des décisions seront prises dès le mois prochain concernant l’insertion dans ParcourSup de ces différents candidats (ergothérapie, psychomotricité, pédicure-podologie, orthophonie, orthoptie, audioprothèse). De la même manière que pour les IFSI, les arbitrages seront rendus pour chaque formation. Deux sessions de travail par formation seront consacrées à ces modalités d’admission, pour une mise en œuvre en 2020.

Les enseignants chercheurs.

Un changement d’appellation de la CNU semble en bonne voie. De « Conseil national des universités pour les disciplines médicales, odontologiques et pharmaceutiques » il deviendrait le « Conseil national des universités pour les disciplines de santé », ce qui permettrait d’intégrer trois nouvelles sections : la Maïeutique, les Sciences de la rééducation et de la réadaptation et les Sciences infirmières. Grâce à cette ouverture, l’inscription d’un candidat dans une section ne sera pas liée à son métier d’origine mais à son projet de recherche.

Dispositif d’appui aux projets d’intégration universitaire.

Sur le terrain, différentes initiatives d’intégration fonctionnelle ou organique à l’université sont lancées afin de tester la pertinence des projets, leur faisabilité et leur construction juridique…L’idée est d’arriver à mettre en place une expertise qui permette de structurer les bonnes pratiques.

Le prochain comité de suivi est fixé au 17 octobre. D’ici là, les différents groupes auront avancé dans leurs réflexions !!

Une action conjointe à 20 pays européens a été lancée le 4 septembre à Paris, sous l’égide de l’INSERM et du ministère de la Santé français, pour faire face à la montée des anti-vaccins.

Les objectifs sont de mutualiser l’évaluation scientifique, partager les données de surveillance, gérer les stocks, harmoniser les programmes de recherche mais aussi de comprendre les réticences, de plus en plus préoccupantes. Plus de 41 000 cas et 37 décès pour les six premiers de 2018 : la recrudescence de la rougeole en Europe inquiète l’Organisation Mondiale de la Santé tandis que l’Italie souhaite remettre en cause la vaccination obligatoire.

La loi sur la formation professionnelle, l’assurance chômage et l’apprentissage a été publiée au Journal officiel du 6 septembre. Le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel de la réforme et a donné son feu vert à la monétisation du compte personnel de formation et la transformation du congé individuel de formation en une modalité spécifique d’utilisation. Le texte « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » entrera progressivement en vigueur à horizon 2021.

« De chaque instant »

Nicolas Philibert réalisateur, entre autres, d’« Être et Avoir » s’est intéressé pour son nouveau documentaire au parcours d’étudiants infirmiers admis au sein de l’IFSI de Montreuil.

A découvrir en salle le 29 août.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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