Dans son dernier baromètre*, l’ANESF s’inquiète du mal-être grandissant des étudiants en maïeutique.

La problématique n’est pas nouvelle, mais la situation s’est encore dégradée par rapport au précédent bilan effectué il y a cinq ans. « La plupart des résultats n’ont pas évolué ou ont empiré », soulignent les représentants de l’association, non sans évoquer les nombreux impacts de la crise sanitaire. Stress quotidien, maltraitance en stage, manque d’accompagnement, précarité financière accrue… Plusieurs inconvénients majeurs affectent la santé physique et psychique des étudiants de la filière, mais aussi leur motivation.

Un chiffre-clé illustre l’ampleur du phénomène : plus de la moitié des répondants envisagent de suspendre ou d’arrêter leur cursus avant son terme. Au-delà du constat, l’ANESF réclame des actions concrètes pour renforcer durablement l’attractivité de la formation et de la profession. Elle propose notamment de revaloriser les indemnités de stage, d’accélérer le processus d’intégration universitaire et de restructurer les maquettes pédagogiques. Les enjeux ne sont pas anodins. Dans un contexte marqué par la pénurie généralisée de sages-femmes, un étudiant sur quatre ne se voit plus exercer le même métier dans quinze ans.

(*) « Enquête bien-être 2023 », ANESF (avril 2023).


Photo : Jeanne Frank / Cocktail Santé