Le prochain colloque francophone de simulation en santé organisé par la Sofrasims (association dont l’ANdEP est partenaire) aura lieu du 15 au 17 mai à Strasbourg sur le thème « Objets et outils de la simulation de demain ».

Plus d’informations sur cet événement ( programme, tarifs, inscription…) sur www.simulation2019.fr

 

 

 

Une nouvelle année commence et la ronde des vœux est au rendez-vous. Moment magique où chacun peut exprimer ses envies, ses rêves, ses ambitions pour l’année à venir et souhaitez les meilleures choses à ses amis, ses collègues, ses parents….

La réforme des études de santé se précise. Le projet de loi « relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé », qui comprend 23 articles, va être présenté au Conseil d’État dans les prochains jours. Selon Agnès Buzyn, ce projet de loi sera transmis au Parlement avant l’été.

L’objectif de cette refonte du premier cycle des études de santé pour les métiers médicaux est de proposer aux étudiants, dès 2020, plusieurs modes d’accès aux filières de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie (MMOP). Le texte devrait reprendre les recommandations du groupe de travail sur la « suppression du Numerus Clausus et de la PACES », présidé par Jean-Paul Saint-André, ancien président de l’université d’Angers, qui a remis son rapport fin décembre.

Première option : le rapport préconise de créer un « portail santé », une voie non sélective accessible via Parcoursup.

L’organisation pédagogique de l’année se dédouble entre des enseignements spécifiques des différentes filières MMOP, et des enseignements spécifiques préparant la poursuite d’études dans d’autres formations de premier cycle. A l’issue de cette première année, plusieurs conditions d’admissibilité devront être réunies : avoir validé, en un an, 60 ECTS ; obtenir une moyenne générale supérieure à un certain seuil ; éventuellement, avoir décroché une note minimale à un module spécifique. Ces critères remplis, l’étudiant serait évalué au cours d’une épreuve écrite ou orale. En cas de réussite, il intégrerait le diplôme de formation générale (DFG2) dans la filière choisie. S’il échoue, mais a validé 60 ECTS, il pourrait poursuivre vers une L2 de son choix. Si aucun redoublement ne lui sera possible, il peut retenter sa chance à l’issue de sa L2 ou L3.

Seconde option : s’inscrire dans une première année de licence permettant une candidature aux filières MMOP.

Les conditions de cette candidature dépendent de la validation en un an de 60 ECTS, la validation additionnelle d’unités d’enseignement constituant une « mineure santé » et des critères supplémentaires comme une note supérieure à 12 de moyenne et/ou un examen du dossier. Si l’étudiant est admis dans une des filières MMOP, il poursuit en DFG2. Sinon il poursuit en L2 et peut à nouveau candidater en fin de L2 ou de L3. Dans une variante de ce dispositif, les composantes santé pourraient ne proposer une admission qu’après deux années de licence validées, ou proposer des conditions d’admission directement en DFG3. Certaines de ces licences pourraient aussi être des voies d’accès à des formations de santé autres, notamment kinésithérapie, ergothérapie, etc.

Afin de diversifier les profils, 60 % des places maximum seront attribuées à l’issue de la première année du portail santé et 40 % seront dédiées au portail de licence, suggère le rapport qui s’appuie sur les pistes présentées par la Conférence des présidents d’université (CPU) et les conférences des doyens de médecine, d’odontologie (dentaire), de pharmacie et de maïeutique.

Même si le but est de « permettre l’accès à ces études à partir de voies diversifiées », « l’ensemble du processus demeurera exigeant et sélectif » a souligné la ministre de la Santé.

La ministre de la Santé a fixé le cadre des négociations sur le déploiement d’assistants médicaux et le développement du travail en équipe. Le début des négociations doit s’ouvrir le 22 janvier : les professionnels de santé libéraux et l’Assurance maladie ont jusqu’à fin avril pour aboutir.

Au menu : la définition des différentes missions « administratives et soignantes » qui seront confiées aux assistants-médicaux.  « Ces missions, pour partie de dimension soignante, relèveront des compétences réservées à un niveau minimum de qualification d’aide-soignant », précise Agnès Buzyn.

Pour bénéficier du financement d’assistants médicaux par l’Assurance maladie, certaines conditions doivent être respectées parmi lesquelles l’exercice en cabinet de groupe ou l’augmentation du nombre de patients reçus en consultation. L’aide financière sera dégressive, « cette dégressivité ayant vocation à être compensée par l’accroissement de la file active des médecins ».

Les négociations porteront aussi sur le niveau de rémunération des assistants médicaux qui doit être « approprié aux missions assurées et garantissant l’attractivité de la fonction ». L’objectif est de créer environ 4 000 assistants médicaux d’ici à 2022.

Une expérimentation du cannabis thérapeutique devrait bientôt être mise en place, avant la fin 2019.

L’Agence du médicament (ANSM) s’appuie sur l’avis positif d’un comité d’experts rendu le 13 décembre dernier qui évoque l’usage du cannabis thérapeutique « dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance » des traitements existants. Afin de définir les modalités de cette expérimentation (production, circuit de distribution, mode de délivrance), cinq réunions sont prévues entre le 30 janvier et juin prochain.

Selon le directeur général de l’ANSM, Dominique Martin, « l’expérimentation, modalité régulièrement utilisée pour la mise en place de politiques publiques, permettrait de gagner du temps », car elle se ferait dans un cadre juridique « plus léger » qu’une généralisation immédiate.

Le cannabis thérapeutique tel qu’envisagé par l’ANSM ne concerne pas les formes fumées mais plutôt des préparations faites à partir de la plante.

Une trentaine de pays dans le monde autorisent le cannabis thérapeutique dont 21 pays de l’Union européenne.

Pas une goutte d’alcool en janvier : ce défi, lancé en 2013 au Royaume-Uni commence à faire des émules en France.

Pour Jean-Michel Delile, psychiatre et président de Fédération Addiction, cette campagne doit être plus largement soutenue, à l’image du Mois sans tabac, en novembre. Les effets de ce mois d’abstinence se feraient ressentir sur la consommation d’alcool le reste de l’année. L’initiative permet aussi de se rendre compte des bénéfices immédiats de la sobriété : un meilleur sommeil, une perte de poids, une économie d’argent, par exemple.

Pour que l’opération prenne en France, où la consommation est moins concentrée sur le week-end, il faudrait l’adapter aux « modes de consommation locaux », estime Jean-Michel Delile. On peut imaginer se passer d’alcool pendant une semaine, ou un ou deux jours par semaine, suggère-t-il.

Ces campagnes de santé publique, relayées par les réseaux sociaux, montrent leur efficacité. En 2018, plus de 241 691 personnes ont activement participé au Mois sans tabac, soit une progression de 54% par rapport à 2017.