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L’espace numérique de santé est actuellement expérimenté dans trois départements français*. Selon les informations communiquées mi-novembre par l’assurance maladie, plus de 3,3 millions de personnes ont autorisé la création de leur profil, soit un taux de refus inférieur à 0,7 %.

Pas moins de 160 000 utilisateurs actifs ont également été recensés pour un temps de connexion moyen estimé à dix minutes par passage. D’après la Cnam, ces trois chiffres témoignent du « succès » de la phase pilote, lancée en juillet dernier. Pour rappel, la généralisation de « Mon espace santé » est prévue le 1er janvier prochain.

Sauf avis contraire, un compte sera automatiquement créé pour chaque assuré qui pourra ainsi stocker des informations médicales personnelles et les partager avec les professionnels de santé de son choix… par le biais d’une messagerie sécurisée de santé ou du dossier médical partagé. Un catalogue de services numériques de santé référencés par l’Etat et un agenda de santé personnalisé seront également accessibles via cette plate-forme digitale.

(*) Haute-Garonne, Loire-Atlantique et Somme. 

«  Ma santé 2022 » annonce des changements dans le système de santé de demain qui vont impacter la formation des professionnels de santé et modifier, un peu plus, le rôle des formateurs auprès des étudiants et des élèves.

Un chantier important va être mis en œuvre pour ouvrir d’ici 2022, un espace numérique de santé individuel et personnalisable pour chaque usager. Ce dernier aura accès à ses données et un ensemble de services lui seront offert tout au long de sa vie.

Nous allons assister à une accélération du virage numérique santé, repositionnant l’usager comme premier bénéficiaire et comme le véritable acteur de sa santé.

Ainsi, plus que jamais, il nous faut préparer les professionnels de santé à ces évolutions dans la prise en charge des patients et les familiariser avec des outils numériques permettant la communication entre acteurs.