les soignants sous tension
La souffrance psychologique des soignants ne faiblit pas. Les dernières données publiées par l’Institut SPS font état d’une nouvelle augmentation des appels à l’aide émanant des professionnels de santé et des étudiants. Signe particulier : les infirmiers y occupent une place centrale. En 2025, ils représentaient près de 30 % des sollicitations, confirmant leur forte exposition au stress et à l’épuisement émotionnel. Les jeunes figurent parmi les publics les plus concernés. Plus de 40 % des appels proviennent de personnes de moins de 30 ans, souvent encore en formation ou récemment diplômées. La période des études apparaît ainsi comme un moment charnière, marqué par la confrontation précoce à la souffrance des patients, à la pénurie de moyens et à une pression évaluative soutenue. Près d’un étudiant infirmier sur deux estime que sa formation a eu un impact négatif sur sa santé mentale. Cette hausse traduit également une évolution des comportements : la demande de soutien progresse, signe d’une parole qui se libère peu à peu. Les freins restent toutefois importants. Un étudiant sur trois déclare hésiter à demander de l’aide par crainte d’être jugé ou pénalisé dans son parcours.




