Si l’été prend doucement ses quartiers, l’année n’est pas tout à fait achevée, en particulier pour les IFSI.

La trêve estivale n’a pas effacé les interrogations des nombreux candidats qui n’ont pas (encore) été appelés. Cette incertitude ne doit pas virer au pessimisme, bien au contraire. Nous attendrons patiemment les « oui définitifs »! Nous découvrirons aussi le rôle des Commissions académiques d’accès à l’enseignement supérieur (CAAES), qui nous permettront d’accompagner ceux qui n’auront reçu aucune proposition d’admission dans le cadre de la procédure nationale.

Une chose est sûre, les nouveaux étudiants ne seront pas « lâchés dans la nature ». Ils pourront notamment compter sur le Centre national d’appui des étudiants en santé, une structure d’accompagnement en partie dédiée à leur bien-être, dont l’ANdEP est membre.

Le bilan de l’année écoulée est fatalement mitigé, mais le processus d’intégration universitaire est en marche. Cette « universitarisation » des formations paramédicales tracent de nouvelles perspectives, notamment dans les territoires, où les directeurs d’instituts auront incontestablement une place à prendre. Le sujet ne manquera pas d’être abordé lors de la future réunion du comité de suivi de l’universitarisation, prévue dans les prochains jours. Autre projet décisif : la réingénierie de la formation des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture mobilisera toute notre attention.

La discussion se prolongera tout l’été… pour s’achever à l’automne.

En août, la newsletter fera néanmoins une petite pause bien méritée. Il en certainement de même pour vous.

Passez donc de très belles vacances !

Nous le savons, la sémantique est une branche de la linguistique qui s’attache à étudier le sens des mots. Et derrière le mot se cachent différents signifiés, en fonction de qui nous sommes et de ce que nous recherchons. Le mot « valoriser » n’échappe pas à la règle.

Ces dernières semaines, les directeurs d’IFSI y ont souvent été confrontés face aux candidats inscrits à ParcourSup, mécontents que leur préparation n’ait pas été valorisée ni priorisée, vis-à-vis de leurs « pairs ». Car telle était la traduction faite du terme « valoriser » par ces candidats. Alors que cette préparation devait leur permettre de mettre en valeur leur projet de formation, en le présentant de manière avantageuse, pour conduire les jurys à leur attribuer une valeur reconnue.

On le voit bien : la notion de valorisation est différemment interprétée en fonction des enjeux de chacun, qu’ils soient économiques, philosophiques, pédagogiques, humains… Il en est de même au quotidien. Il est nécessaire de valoriser la pédagogie, les formateurs et les étudiants, tout en acceptant que c’est à partir des erreurs que chacun progresse. Valoriser l’erreur est donc indispensable. « Punir les erreurs bloque l’apprentissage, car on anticipe la punition et le cerveau se bloque », comme le souligne très justement le neuroscientifique Stanislas Dehaene.

Valoriser implique de savoir poser un regard particulier sur les choses, les évènements ou les personnes à qui l’on souhaite donner de l’importance. En quelque sorte, c’est faire appel au quotidien à notre posture éthique de directeur et être en capacité d’expliquer ses choix.

L’universitarisation des formations paramédicales poursuit son chemin. Les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) et les Instituts de Formation des Manipulateurs en Electroradiologie Médicale (IFMEM) travaillent actuellement à la sélection de leurs futurs étudiants et sont confrontés à la nouvelle plateforme « ParcourSup ».

Des départements universitaires en sciences infirmières sont en cours de réflexion, voire de construction. D’autres formations comme celles des kinésithérapeutes ou des sages-femmes ont , pour certaines d’entre elles, évolué vers des projets d’intégration universitaire organique. Ces évolutions n’amoindrissent pas l’aspect professionnalisant de la formation des étudiants paramédicaux dès lors que les équipes pédagogiques s’y impliquent.

En revanche, les étudiants paramédicaux qui revendiquent l’accès à l’université depuis de nombreuses années, font le triste constat de ne pas disposer à ce jour des mêmes droits que les autres étudiants en santé. Pourtant, nombre d’étudiants bénéficient maintenant de la carte d’étudiant universitaire et tous doivent verser la cotisation de vie étudiante et de campus (CVEC).

Une nouvelle rentrée approche, et nous sommes encore nombreux, en tant que directeurs, à nous demander ce que nous pourrons répondre aux étudiants qui nous interrogerons sur les services qu’apportent cette contribution: cette question est particulièrement cruciale pour les Instituts décentralisés.

L’ANdEP va prochainement solliciter ses adhérents pour recueillir des informations à ce sujet afin de présenter un dossier au Centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS).

Nous comptons sur votre participation !

Il faut réformer, disent-ils : réformer les cursus, réformer la santé, réformer la dépendance. Nous sommes tous d’accord sur ces constats de principe : on veut et on peut toujours faire mieux.

Mais avouons-le, sur le terrain, c’est une vraie gageure que de s’y engager, dans ces changements frémissants, pour nous qui avons les fiches avenir de nos futurs soignants dans les mains ! Quelle place auront-ils demain, quelles responsabilités devront-ils assumer ? Une chose est sûre, les paramédicaux auront un rôle de plus en plus central dans la prise en charge et le suivi des patients. L’extension du droit de prescription des infirmiers aux produits antiseptiques et au sérum physiologique représente une étape, comme la possibilité d’adapter les doses des anticoagulants en fonction des résultats des prises de sang en lien avec le médecin traitant. Les soins coordonnés et le travail en réseau pluriprofessionnel, le télésoin auront aussi des répercussions sur nos métiers dans ce système sanitaire en pleine adaptation.

Alors jetons-nous dans le grand bain de la réforme sans trembler : l’enthousiasme doit continuer à nous porter. La reconnaissance des compétences des infirmiers est à la clé.

Quelle chance d’avoir un si grand choix!

Oui, vraiment, le mois de mars regorge de journées mondiales, des causes plus belles les unes que les autres.

Certaines mettent à l’honneur le sommeil, les forêts, le conte, d’autres s’adressent aux grands-mères, aux femmes ou célèbrent des qualités comme la courtoisie. Mais bien que nous n’ayons pas la volonté de nous mondialiser, il y en a une, journée, que nous souhaitons tout particulièrement célébrer avec vous: la journée de l’ANdEP!

Le 15 mars, c’est l’opportunité pour nous de rencontrer le plus grand nombre d’adhérents. De quoi allons-nous parler? De courtoisie bien sûr, de forêts, pourquoi pas mais surtout du « portail santé ». Et nous y mettrons toute notre énergie car tel qu’il est pensé à ce jour, il semblerait que ce qui est valable pour certaines filières ne le serait pas tout à fait pour les paramédicaux.

D’autres points seront aussi à l’ordre du jour comme la sélection qui, bien que repensée, laisse certaines formations en suspens : les spécialités infirmières, la formation des cadres de santé, la formation des niveaux V… et dans toutes ces évolutions, quel avenir pour les directeurs de structures de formation ?

A chacun sa journée, à chacun son métier!

On en parlait depuis plusieurs mois et ça y est, c’est parti ! Les inscriptions pour entrer en formation infirmière via la plateforme ParcourSup sont belle et bien effectives. Chaque semaine nous pouvons constater l’augmentation des chiffres avec une certaine inquiétude quant à l’organisation et à la sélection des dossiers.

Le groupe de travail animé par S. Le Bouler continue sa réflexion pour aider à la sélection des dossiers. Le 28 mars une journée de formation à destination des référents administratifs de chaque académie devrait aborder de façon pragmatique cette sélection. Néanmoins, entre les deux types de sélection, Parcoursup et formation professionnelle continue, le profil spécifique de certains candidats, différentes questions se posent.

L’ANdEP reste impliquée dans ces nouvelles modalités et est un relai entre vous et les décideurs.

Mais une question émerge : quid de la sélection des candidats pour une formation paramédicale autre que celle des infirmiers et des manipulateurs en électroradiologie ? L’interdisciplinarité débute-t-elle avec la sélection ?

Une nouvelle année commence et la ronde des vœux est au rendez-vous. Moment magique où chacun peut exprimer ses envies, ses rêves, ses ambitions pour l’année à venir et souhaitez les meilleures choses à ses amis, ses collègues, ses parents….

L’année 2018 a été riche en travaux et l’intensité de ces derniers a impacté fortement le mouvement d’universitarisation des formations paramédicales et de maïeutique.

L’ANdEP a pris part aux réflexions et donc à ces avancées avec intérêt, car participer à l’évolution de nos formations c’est aussi participer à la qualité du professionnel de santé formé mais également nous positionner en tant que directeur comme des partenaires à part entière de ces transformations.

Coluche le disait : « les portes de l’avenir sont ouvertes à ceux qui savent les pousser ».

Il n’en demeure pas moins que ces mouvements qui pourraient être qualifiés d’innovants, génèrent de l’incertitude. Norbert Alter nous le rappelait lors des journées : « il n’y a pas d’innovation sans l’émergence de situation anxiogène ».
Ces évolutions questionnent les compétences des directeurs et leur reconnaissance au sein du système universitaire quand la légitimité du directeur ne repose pas sur un diplôme de niveau I de l’enseignement supérieur.

Nous avons souhaité poursuivre notre réflexion sur le métier de directeur en Institut de Formation, qui a conduit à la production de notre 4ème rapport : « Être directeur dans des établissements d’enseignement supérieur et de recherche ». A ce jour, se profile de plus en plus d’intégration – fonctionnelle ou organique- et ce document sera une aide dans une période transitoire comme l’ont souligné Mme Toupillier et M. Louazel.

Mais l’heure est venue de penser au Père Noël et de vous souhaiter de belles fêtes de fin d’année.
A l’année prochaine pour la suite de nos « aventures »…

«  Ma santé 2022 » annonce des changements dans le système de santé de demain qui vont impacter la formation des professionnels de santé et modifier, un peu plus, le rôle des formateurs auprès des étudiants et des élèves.

Un chantier important va être mis en œuvre pour ouvrir d’ici 2022, un espace numérique de santé individuel et personnalisable pour chaque usager. Ce dernier aura accès à ses données et un ensemble de services lui seront offert tout au long de sa vie.

Nous allons assister à une accélération du virage numérique santé, repositionnant l’usager comme premier bénéficiaire et comme le véritable acteur de sa santé.

Ainsi, plus que jamais, il nous faut préparer les professionnels de santé à ces évolutions dans la prise en charge des patients et les familiariser avec des outils numériques permettant la communication entre acteurs.