Accompagner les étudiants pour défendre la santé publique
Les évolutions législatives et réglementaires qui réorganisent les métiers de la santé et la prise en soins des patients suscitent nécessairement des interrogations d’ordre éthique au sein de la profession. C’est le cas avec la loi relative au droit de l’aide à mourir, adoptée au mois d’août. Si les infirmiers sont nombreux à soutenir le texte, en se référant à leur expérience quotidienne de l’accompagnement de la souffrance au lit du patient, ils en redoutent néanmoins son application. Ils plaident d’ailleurs pour un renforcement de leur formation initiale et continue sur ces problématiques. En parallèle, l’élargissement des autorisations accordées aux paramédicaux pour accompagner les patients à domicile, et plus largement pour prescrire certains produits et peut-être bientôt détenir des vaccins dans leur cabinet de ville pour les infirmiers, sage-femmes et médecins, contribue au virage domiciliaire et au maintien à domicile des patients. Des nouvelles fonctions qui s’appréhendent et s’organisent pour un accompagnement optimal des patients.Face à ces nouvelles réalités, nos centres de formation infirmiers ne peuvent faire l’impasse sur une adaptation de leurs enseignements afin de former les futurs professionnels de santé à ses nouvelles missions. Ils doivent les accompagner à en comprendre les contours et les enjeux pour notre système de santé, tout en les guidant dans l’analyse de l’intérêt de ces évolutions pour la prise en soins de leurs patients.Avec l’arrivée de l’automne, s’ouvre également la saison de la prévention. La population étudiante, au contact des patients a, elle aussi, besoin d’être protégée contre la grippe saisonnière. Or, comme le rappelle Santé Publique France, la couverture vaccinale contre la grippe est globalement en baisse depuis la crise liée à la Covid-19.Charge à nous, en parallèle des campagnes de santé publique, de leur faire prendre conscience des responsabilités qui sont les leurs vis-à-vis de leurs patients, de leurs collègues et pour la santé publique en générale.



