Un malaise confirmé par les chiffres
Le malaise infirmier n’est plus une impression diffuse, mais une réalité statistique documentée. Relayée fin avril par la Fédération nationale des infirmiers, une enquête nationale menée par Albus et OpinionWay confirme l’ampleur du phénomène. Premier enseignement : 36 % des infirmiers envisagent de quitter la profession à court ou moyen terme. Un niveau particulièrement préoccupant chez les plus de 55 ans, dont près d’un sur deux se dit prêt à partir. Le stress constitue le principal facteur de rupture. Evalué à 5,8 sur 10 en moyenne, il atteint un niveau élevé (≥ 7/10) pour 38 % des professionnels et dépasse 8/10 pour un infirmier libéral sur cinq. Conséquence directe : parmi les plus exposés, plus d’un sur deux envisage un départ, contre environ un sur quatre chez les autres. En cause, une charge administrative croissante, perçue comme envahissante et délétère pour l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Au-delà des chiffres, le signal est clair : sans réponse rapide, la capacité du système de soins à retenir ses infirmiers est directement menacée.
(*) « Baromètre bien-être infirmiers 2026 », Albus x OpinionWay, réalisé en février 2026 auprès de 782 infirmiers.




