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Publié le 30 octobre dernier, un décret ouvre la voie à la création d’une section de qualification en sciences infirmières, au sein du Conseil national des universités.

Une évolution qui concerne également la maïeutique et les sciences de la rééducation et de la réadaptation. Concrètement, les universités pourront désormais recruter des enseignants-chercheurs pour consolider, avec leurs partenaires au sein des instituts et des écoles, l’ancrage universitaire des formations en santé.

Il s’agit d’une « belle avancée » pour la profession, saluée à l’unisson par l’Ordre national des infirmiers (ONI), le Comité d’entente des formations infirmières et cadre (Cefiec) et l’Association nationale des directeurs d’école paramédicale (ANdEP). « La mesure est technique, mais sa portée symbolique et pratique est considérable », soulignent ces trois entités, dans un communiqué commun. Elles considèrent ce décret comme « une chance pour le système de santé français de rattraper son retard dans des champs de recherche trop souvent délaissés, alors qu’ils sont largement investis dans d’autres pays européens ». Elles y voient également « une opportunité pour la profession d’infirmière – et les autres professions concernées – de mobiliser des chercheurs issus de ses rangs sur des travaux qui amélioreront les connaissances cliniques et la prise en charge des patients, mais aussi la formation des futurs soignants ».

 

La recherche en sciences infirmières est aujourd’hui enfin consacrée dans nos institutions. Le Conseil des ministres du 30 octobre a en effet adopté un décret qui ouvre la voie à la création de trois sections de qualification du Conseil National des Universités en sciences infirmières (CNU 92), en maïeutique (CNU 90), en sciences de la rééducation et de la réadaptation (CNU 91).

La mesure est technique mais la portée symbolique et pratique est considérable.

Ce décret constitue :

  •  Une chance pour le système de santé français, de rattraper son retard dans des champs de
    recherche trop souvent délaissés alors qu’ils sont largement investis par les chercheurs
    d’autres pays.
  • Une opportunité pour la profession infirmière – et les autres professions concernées – de faire
    que des chercheurs issus de ses rangs se consacrent à des travaux qui amélioreront les
    connaissances cliniques et la prise en charge de nos concitoyens mais aussi la formation des
    futurs soignants.
  • C’est la possibilité donnée à l’Université de recruter ces enseignants-chercheurs pour consolider, avec
    ses partenaires au sein des instituts et des écoles, l’ancrage universitaire des formations en santé.
  • Après la pratique avancée infirmière et la mise en place des formations partout en France, la
  • profession franchit là une étape capitale pour son attractivité.

 

Beaucoup reste à faire, notamment sur le plan de la reconnaissance.


Contact ANdEP
Florence GIRARD, Présidente – 06 83 20 28 16

Contact CEFIEC
Martine SOMMELETTE, Présidente – 06 33 60 93 41

Contact ORDRE DES INFIRMIERS
Adrien DE CASABIANCA, Responsable relations médias – 06 30 30 34 84

CP Les sciences infirmières entrent au Conseil National des Universités

L’ ARS Île-de-France vient de publier cet appel à projet:

Soutien à l’innovation de l’enseignement et de la recherche par des professionnels de santé

« Le projet concerne la création de fonctions d’enseignants-chercheurs bi-appartenant pour les professions d’infirmier ou de rééducateur (masseur kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste orthoptiste, etc.).
Ces fonctions, mises en place à titre expérimental, ne rentrent pas dans le cadre des postes statuaires des universités »

Clôture des candidatures le 20 avril 2018

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