Le 26 mai dernier, l’Assemblée nationale adoptait deux mesures soutenues de longue date par l’Ordre national des infirmiers, à commencer par la reconnaissance du Covid-19 comme une « maladie professionnelle ».

Ce nouveau statut se traduira notamment par la mise en place d’une procédure automatique, simplifiée et ouverte à tous les soignants, qu’ils exercent en ville, à l’hôpital ou en EHPAD. A noter : la preuve de la contamination ne sera pas obligatoire pour bénéficier d’une prise en charge intégrale par l’assurance maladie.

Autre cheval de bataille ordinal, les enfants des professionnels de santé décédés des suites du nouveau coronavirus vont pouvoir accéder au statut de « pupille de la Nation ».

Ils pourront désormais profiter des droits prévus en matière de santé (subventions pour frais de maladie en complément de la Sécurité sociale et de l’aide médicale d’urgence…), d’éducation (exonération des frais de scolarité…), d’emploi (prêts d’installation professionnelle, emplois réservés dans l’administration, les collectivités locales et les établissements publics…) et de fiscalité (abattements fiscaux en cas de dons et de legs…).